Avec près de 150 victoires en amateur, il ne sait plus lui-même, Walter a côtoyé les plus grands du milieu professionnel cycliste comme Lance Amstrong, Jan Ulrich ou Laurent Jalabert. Cet équipier modèle, au hit-parade des « porteurs d’eau », a disputé neuf grands tours : sept tours de France, deux Giros et une Vuelta. Il les a tous terminés. Cela mérite le respect.
Revenir les pieds sur terre après avoir perdu les pédales
En 2006, la rupture violente avec Jean-René Bernaudeau met fin à une période ou Walter Bénéteau évoluait dans un cocon confortable. Vivant « grassement », il était choyé et adulé. La belle vie et puis la chute.
Du jour au lendemain, il s’est retrouvé pantois, isolé et perdu. Abasourdi, il a sombré.
En 2008, il vient habiter à La Baule sur les hauteurs de Kerquessaud. Dans son garage plus de trace de vélos de courses. Table rase sur le passé. Il travaille en usine dans la zone de Brais. Et Walter fuit et se méfie des médias. Il veut se reconstruire en constatant que la vie peut avoir d’autres valeurs.
Un beau sourire
La naissance d’une petite fille soutient sa volonté de réussir son changement de vie radical.
Son beau sourire éclaire à nouveau son visage.
« En cinq ans, j’ai dû faire deux ou trois sorties en vélo. Je n’en ressentais plus le besoin ».
Mais, comme on dit banalement, la pratique de la bicyclette cela ne s’oublie pas. Surtout pour Walter qui a fait du vélo sa passion et son métier. Petit à petit, il y reprend goût.
« Oui, je viens de prendre une licence de dirigeant au Vélo club de Pornichet. C’est aussi par amitié avec Johnny Bolgiani et les copains du club. À l’occasion, selon mon temps disponible, je vais aider le club. J’aimerais m’occuper des gamins. Cela me rappellera ma jeunesse ».
En revenant dans le milieu cycliste, Walter Bénéteau va retrouver un nouvel équilibre. Cela vaut mieux pour un coureur, de garder l'équilibre afin d'éviter la chute et de se brûler les cuisses sur le macadam. « C’est avec plaisir que je vais retrouver des coureurs de ma génération. Côtoyer un personnage comme Christian Ardouin, que j’allais voir sur les circuits quand j’étais gamin, me ravit. Je compte aussi apporter mon expérience pour aider le Vélo club de Pornichet à aller chercher des sponsors ».
Avec un nom comme celui de Walter Bénéteau, cela devrait faciliter les choses.
Le 17/05/2012 par patounet dans
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