Pornichet Infos

Grand prix de la vie à l'hippodrome

L'Association pour le don de sang bénévole de la côte d'amour effectuait sa 11e collecte de sang de l'année ce lundi soir à l'hippodrome de Pornichet en collaboration avec L'Établissement Français du Sang Pays de la Loire.

Ce lundi la course c'est celle organisée par L'Établissement français du sang Pays de la Loire et l'Association pour le don de sang bénévole de la côte d'amour, pas de cris dans les gradins, pas d'argent, l'enjeu est bien plus sérieux. Ici on joue pour de vrai, on joue pour la vie des autres pour l'instant, et peut-être pour la sienne demain, en offrant son  sang  ou plutôt en « partageant » son sang.

Au départ environ 70 « pur sang » très particuliers se sont présentés à l'hippodrome. Ils ont de 18 à 70 ans, ils courent pour la première ou la 100 e fois, ils ne se lassent pas. Réunion après réunion ils donnent leur identité pour le contrôle dans le fichier, ou déclinent leur pedigree, remplissent un questionnaire qui précise que « de l'exactitude des réponses dépend la sécurité des malades ». S'il sont déclarés aptes, ils vont attendront sagement le départ. L'association distribue de l'information (voir dondusang.net), des témoignages comme celui de Erwan qui remercie les 600 à 700 donneurs qui lui ont permis de rester en vie.
Trois médecins de Établissement Français du Sang reçoivent les donneurs potentiels, expliquent à ceux qu'ils ne peuvent prélever pourquoi « pas cette fois » avec gentillesse.


Chaque collecte de l'association qui couvre les communes Pornichet,la Baule, Le Pouliguen, Batz-sur-mer et Le Croisic reçoit environ 70 donneurs. Celle organisée avec le Lyons club a drainé plus de 120 donneurs en avril à l'hippodrome.
Charles Monfort président de l'association se réjouit de pouvoir utiliser l'hippodrome, pour la collecte, « le lieu est agréable, il y a des parkings ». L'association est fière d'annoncer qu'elle est connectée au fichier national des donneurs de sang,  «ce qui n'est pas encore le cas de toutes les associations ».


 

Jusqu'à 70 ans

« Il faut dire que l'on peut donner jusqu'à 70 ans, exactement jusqu'à la veille de ses 71 ans » insiste une bénévole. De nombreux donneurs ont entre 35 et 55 ans, pour l'association environ deux tiers des donneurs sont des femmes. Les hommes auraient-ils peur des piqûres ? Question qui demeure sans réponse.
En été y-a-il plus de dons ? Il semble que non, à Pornichet ce soir on dénombrait une dizaine d'extérieurs à la commune, ce sont plutôt « des habitués », ils sont connus et invités chaque fois. Côté communication l'association informe par les journaux papier ou sur le net, distribue des affiches dans les commerces,les postes de secours, les offices de tourisme… et pour l'anecdote : « les décheteries, ça marche bien », côté recyclage, avec la transfusion on ne peut mieux faire.
« J'ai reçu un SMS ce matin » dit une jeune femme, « c'est bien qu'ils se déplacent, je pensais aller donner à l'hôpital, mais c'est plus compliqué, difficile à se parquer, là c'est sympa, on est venu tous les trois ». Tous les trois, c'est la dame, son mari, et la jeune Margot qui débute des  études de médecine, « pour moi ça va avec, solidaire, médical et citoyen », elle a eu 18 ans au début de l'année, c'est son deuxième don, sa sœur aînée n'a pas pu venir, « elle travaille ce soir ».
Pascal est un habitué, il donne deux à trois fois par an depuis 1973, « Pourquoi ?  Je ne me pose pas de question, c'est comme ça, naturel, en entreprise c'était facile ils venaient sur place, et maintenant que je suis en retraite, j'ai du temps... » sourit-il. Une dame est un peu déçue à 62 ans elle voulait effectuer son premier don, mais son questionnaire n'est pas conforme. Une jeune femme arrive en courant, sac à dos à l'épaule, un peu essoufflée « on peut encore ? Je sors du travail, je n'ai pas pu venir plus tôt » s'excuse-t-elle.
Il n'y a pas de stress dans ce manège de lits, les cinq infirmiers sont souriants et plaisantent, très concentrés néanmoins sur leur travail, identifiant les poches de 400 ml environ, et « les petits tubes qui seront stockés pendant 10  ans à La Roche-sur-Yon, on sait tracer qui a donné à qui, pas nous, les médecins » rassure le président, 30 ans plus tard,le spectre du sang contaminé est toujours présent, mais maintenant les barrières de sécurité semblent en place. Jean, la cinquantaine serre et desserre son poing avec application, regardant la poche qui se remplit, il glisse, pince sans rire « je reste persuadé qu'on devrait demander à tous ces gens de passer devant un miroir*… ».



http://www.labaule-infos.net/massif-sanguin-29-54-906.html
http://www.lecroisic-infos.fr/le-trophee-de-la-goutte-d-or-a-batz-pour-deux-mois-49-58-696.html


*(Référence à la légende des vampires qui n'ont pas de pas de reflets dans les miroirs)


 

Auteur : LY | 20/08/2013 | 0 commentaire
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