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Jean-Luc Russon un écrivain sans alibi

Soyons clairs, se rendre coupable d’un crime, aujourd’hui, c’est risqué. Je me suis donc décidé à commettre des crimes par écriture. D’ailleurs, je ne compte plus mes victimes. A priori, c’est moins dangereux, encore que…
Jean-Luc Russon est l’auteur de plusieurs ouvrages de science-fiction, polars et livres de mémoire. Son dernier, Jeux de masques sur l’Erdre est son 5e roman policier publié aux Editions d’Orbestier. 
 
Combien de victimes dans ce 5e opus ?
Difficile de compter, le premier meurt par balle, le 2e est étranglé, le 3e assommé, le 4e matraqué, puis il y a un accident de voiture… S’ajoute les dégâts collatéraux, les incidents de parcours avec les hommes de mains, les mercenaires… 
 
Comment vous vient l’idée de l’intrigue ? 
C’est toujours aussi mystérieux. Les personnages me titillent le matin alors je m’installe avec eux pendant une heure ou deux. Cette fois-ci, quelques-uns d’entre eux, déjà dans les ouvrages précédents ont voulu participer à cette nouvelle intrigue. Quant à l’histoire, elle se construit d’elle-même finalement. C’est de la cuisine, les mêmes ingrédients peuvent servir pour faire des tas de recettes.
 
Encore faut-il que les lecteurs aient envie de le dévorer, trouver les bonnes épices pour qu’il ait  du goût.
Il faut de la rigueur, dérouler le fil bien proprement sinon ça s’embrouille. Être cohérent jusqu’au bout pour qu’à la fin tout s’éclaircisse. J’ai de l’imagination, mais ce n’est pas toujours facile de donner de l’épaisseur au personnage, savoir comment il fonctionne sans disséquer son cerveau. 
 
Vous saisissez toujours avec justesse la psychologie et les comportements humains parfois obscurs et déroutant 
Oui, les personnages sont rarement ce qu’ils paraissent être. Mais les tueurs ont souvent l’esprit fêlé. Je considère la haine comme une forme de pathologie. Dans mes livres, le meurtre résulte d’un enchaînement de circonstances malheureuses, assassin malgré lui. Les méchants ont toujours un côté attachant, même certains aspects très plaisants. Je ne condamne pas les méchants. Dans Jeux de Masques sur l’Erdre, je me suis penché sur le syndrome de la personnalité multiple. 
 
Vous plantez souvent le décor au bord de l’eau et dans le milieu de la brocante. 
Effectivement, les bords de Loire, le littoral pornichétin, les marais salants et cette fois-ci l’Erdre. Le milieu de la brocante, est un milieu que je connais bien, pour l’avoir été un certain temps et je suis toujours très amateur des belles choses anciennes. Une autre constante dans mes livres, une belle demeure, sortie tout droit de mon imagination celle-là par contre. 
 
Quelques dédicaces sont prévues le 1er août à Kercabellec et le 7 août, au relais culturel d’Escoublac. Bibliographie : Maléfices en bord de Loire, Chemins des douaniers, Nantes, rue des Orties, Les chemins noirs du Pays blanc et Jeux de masques sur l’Erdre. 
Disponibles dans toutes les bonnes librairies. 
24/07/2010 | 0 commentaire
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