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L’école des fans du oui

Il faut bien admettre que la grande affaire qui focalise les fans de politique et alimente les querelles de clochers est le oui/non à la consultation participative du départ de Pornichet de la CARENE à Cap Atlantique.

Une sorte de primaire

Dans la cour de récréation des élus locaux, l’on se demande qui est le maître d’école et quels sont les bons et les mauvais élèves. Qui va aller au coin, qui va recevoir une image pour bonne conduite et qui va encore avoir zéro à sa rédaction avec comme ultime punition le renvoi définitif ?
Qui a raison et qui a tort ? Pourquoi aller jusqu’à ce jugement de valeur forcément subjectif de l’avis des citoyens lambda, qui au demeurant n'ont rien demandé ? En effet, inutile de se voiler la face, nous sommes bien dans ce genre d’engrenage ubuesque qui provoque des tensions intenses au sein des politiques locaux et retombe sur la population.
Nous n’allons pas refaire ici, l’analyse politique de la situation, les divisions entre les partis et les histoires entendues en "off". Force est de constater l’intérêt pour cette participation qui ressemble à une sorte de primaire pourtant loin des élections de 2014.
Même avec 2 000 signatures favorables et les moyens de communication utilisés par la majorité de Robert Belliot, un doute peut persister jusqu’au dernier moment. Que vont dire les Yves Métaireau et Christophe Priou ? Ce cas d’école aurait sans doute mérité une plus grande révision avant de se lancer dans des explications de textes forcément mal ressenties dans son propre camp, comme dans les autres.
N’est ce pas prendre un peu vite les Pornichétins pour des cancres ? Eux aussi, savent compter. Reste forcément des querelles de cour de récréation pour avoir la meilleure place à la cantine.
Chacun allant de son avis et de son discours, l’on imagine la part d’angoisse inhérente à cette mobilisation. Vont-ils venir ou regarder la télé ? Avec les 300 à 350 personnes dans la salle, l’on ne peut pas dire que le sujet passionne autant les foules que cela.

Le mercato politique de l’année

En « off » et en plaisantant, Yves Métaireau le maire de La Baule explique être venu avec son gilet pare-balles. Mais, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, il n’y aura qu’une nouvelle explication de textes du transfert, dans une ambiance toute acquise à La cause.
Robert Belliot en premier, monte à la tribune pour déclarer en préambule : « Qu’il n’y a pas de problèmes entre nous », (parlant de Christophe Priou). « On a écrit assez de bêtises, c’est clair, c’est lui notre futur député ».
Il insiste encore et encore qu’il est de son devoir de poser la question aux Pornichétins, que c’était bien le moment de le faire, que cela n’a rien de désuet et que ce n’est pas de la politique politicienne.
S’en suit un long plaidoyer en faveurs des avantages de CapA face à la CARENE et des redites sur : « La baie est notre territoire naturel, qu’il faut agir et non pas subir et qu’il en va de notre responsabilité ».
C’est lorsqu’il quitte ses notes que Robert Belliot sort des phrases dont il a le secret, comme : « La rumeur dit aussi que la commune est endettée, c’est faux, sinon, je ne crois pas que CapA voudrait de nous...je blague… ».
Il termine par un vibrant : « Osons choisir notre territoire, je vous invite à faire votre choix, C’est votre avenir qui compte, pas celui des élus de Robert Belliot ».

« Je revendique ma liberté d’expression »

Le président de CapA, Yves Métaireau est clair dès le début de son intervention : « Je ne parle pas au nom de Cap Atlantique, mais, en mon nom propre, je revendique ma liberté d’expression ainsi qu’une vision cohérente de ce territoire ».
Et s’il ne doute pas d’une réponse positive le soir du 5 février, il ajoute : « Ensuite la communauté de communes devra prendre une décision collégiale, pas forcément unanime, mais en tout cas motivée ». Même s’il avoue que certains de ses collègues pensent que l’échéance de 2014 pourrait être la meilleure date pour l’entrée de Pornichet dans Cap Atlantique.
Ensuite vient une explication sur le cheminement institutionnel et sur les modalités économiques et financières du transfert .À son sens : « La réponse ne doit pas seulement venir de positions politiques antagonistes ou de celles que l’on voudrait mettre en avant ».
 Rappelons que l’accord doit se faire à une majorité qualifiée - 2/3 des conseils municipaux représentant 50% de la population ou l’inverse - avec en plus l’accord de la commune dont la population est la plus nombreuse. C’est ensuite au Préfet de se prononcer.

L’esprit du référendum, version Christophe Priou

Le débuté maire de Guérande est revenu sur l’historique du référendum, lui aussi tient à s’exprimer en son nom propre. « Les référendums se sont faits sur fond de crise (1958) ». Il évoque l’autodétermination de l’Algérie, l’élection du Président de la République au suffrage universel ou le départ de De Gaulle sur ce type de consultation.
Plus proche de notre territoire : « Nous avons utilisé le référendum pour ou contre une nouvelle mairie au Croisic. Vendre une mairie à deux millions d’euros au café du commerce, ce n'est pas facile  ''pour ces bons à rien d’élus''.Néanmoins, le oui l’avait emporté ».
Christophe Priou s’est aussi réjoui que le débat démocratique s’ouvre après le changement de stratégie des opposants qui sont passés de l’appel au boycott au « non ».

Quelques mots choisis :

« Il n’y a  pas un mur de Berlin entre Cap Atlantique et la CARENE. »
« Ce n’est pas du dépit amoureux (…), mais, la complémentarité que nous propose parfois Joël Batteux, (le président de la CARENE). C’est celle de la chaussure et du paillasson. »
 « Plusieurs collègues des communes de la CARENE ne sont pas  du tout contents de la gouvernance de la CARENE. Il y a un vrai problème de démocratie. »
« On voit beaucoup de choses sur les blogs, à un moment, il faut arrêter de débloguer. »
« On a voulu résumer le départ de Pornichet sur un plan politique, ce n’est pas le cas. »
« On a écrit que je soutenais Robert Belliot parce que j’avais peur qu’il soit candidat aux législatives ? S’il doit être candidat, je le connais, il le sera (…) Il n’y a pas de tabou électoral. Il est libre de faire ce qu’il veut. »

Avant l’échéance du 5 février, reste à voir la mobilisation tardive que va susciter les opposants.
Le collectif des citoyens pour le « non » tient une réunion publique mardi 31 janvier à 20h30 à l’Espace Flammarion.


 

Auteur : JRC | 28/01/2012 | 10 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 28 janvier 2012 à 15h46 par Greg
Triste soirée hier soir au gymnase aubry ; 2 fois moins de monde qu’au meeting des dernières Municipales, mornes mines et ambiance de doute.

C’est mon cas, je n’ai pas été convaincu et les difficultés à venir présagent de nombreux conflits inutiles.

R Belliot a peu parlé, laissant la parole à plus éloquents ; contraste frappant pour celui qui est à l’origine de cette consultation et qui se montre incapable de conduire ce meeting public.

Quelqu’un a posé une question sur le regroupement des intercommunalités. On sent bien un accord d’une grande majorité de gens sur ce sujet (y compris Métaireau et Priou).

R Belliot est toujours sur la revanche d'une absence de consultation en 2002, pour y revenir 10 ans plus tard, alors que la situation est différente et que la consultation ne pose plus la bonne question; toujours en retard d’une décennie…

Il nous faudrait un maire d’une autre envergure pour que Pornichet incarne son rôle de ville charnière. Du panache, que diable !

En tout cas je ne peux pas voter oui devant autant d’obscurité; j’hésite encore entre l’abstention et le non.
#2 - Le 29 janvier 2012 à 10h44 par Jo le Breton, 44380
Bien vu monsieur le Député pour les référendums - N'oubliez-vous quand même pas celui relatif à l'europe et sur lequel votre modèle s'est joyeusement assis - Attention à la mémoire sélective car c'est parfois le signe avant-coureur de quelques chose de plus grave.
#3 - Le 29 janvier 2012 à 12h08 par Président 3P, Pornichet
Il faut rétablir une vérité : pornichet n'a jamais quitté CAP Atlantique. En effet, à moins de faire de Jacques Lambert un magicien hors pair, comment aurait il pu adhérer à la CARENE en mars 2002, alors que la création de Cap Atlantique date de ....décembre 2002. Comment consulter les citoyens pour adhérer à une entité qui n'existait pas; CQFD
#4 - Le 29 janvier 2012 à 19h36 par vilain canard, Pornichet
Personnellement, j'ai décidé de voter:NON.
ET CECI? pour au moins 3 raisons faisant fi des débats sur les chiffres auxquels on peut faire dire ce qu'on veut.
1ère raison: Si l'on considère que Pornichet a un besoin urgent de logements à des conditions financières abordables pour tous , en particulier nos en fants et petits en fants, seule la Carène est en mesure de faire face.
2ième raison: La sortie de la Carène ne peut se traduire que par la suppression des transports collectifs: dans ces conditions qu' en sera-t-il des personnes agées ou non qui de disposent pas de voitures, et il y en a, qui ont des démarches administrativesà faire à Saint Nazaire.entre autres. Et les jeunes scolaires ou non, les handicapés, sans compter ceux qui ont besoin de transports spécifiques. C'est aussi se priver des - à terme- des bus Hélyces.
3ième raison: plus sentimentale celle-là, Pornichet en qualité de commune ne date que de 1900, auparavant c'était Sain t Nazaire. Elles sont encores nombreuses les familles qui ont du coté de Saint Marc ou de l'Immac ulée des cousins voire des parents plus proches.
La baie de la Baule, ç'est bien, mais ce n'est pas tout.
#5 - Le 30 janvier 2012 à 10h26 par 2014, Pornichet
Je suis de ceux qui pensent que ce "referendum" populiste n'a pour but principal que de redorer l'image de R Belliot, au plus bas dans les sondages.

On voit bien que le flou sur les chiffres et les imprécisions sur les contraintes administratives, financières, juridiques ne permettront pas, comme l'a dit Belliot, de boucler ce transfert fin 2012.

J'invite donc Robert Belliot, s'il est courageux, à S'ENGAGER EN 2014 A NE PAS SE PRESENTER, si le transfert vers CapA n'est pas réalisé.


Qu'il soit bien pénalisé par ce tintamarre sur ce sujet non prioritaire,lancé dans la précipitation à des fins personnelles et qui aura encore contribué à diviser son camp (et grossir le rang de ses opposants).
#6 - Le 30 janvier 2012 à 11h56 par marcel
Le tract de l'opposition municipale commence bien !
"M. Belliot et sa majorité municipale ont décidé de REFUSER un Référendum décisionnel, où les Pornichétins auraient disposé du pouvoir de choisir leur inter-communalité de projets et de services publics. Pourquoi ? M. Belliot et sa majorité municipale ont craint de ne pouvoir mobiliser, à quelques semaines de l’élection présidentielle, une majorité d’électeurs (condition imposée pour un référendum décisionnel)."

Les rédacteurs savent pourtant que de toutes les façons un référendum dit décisionnel qui ne réunit pas 50% des votants se transforme automatiquement en consultation. L'équipe Belliot a choisi la simplicité et c'est tant mieux.
#7 - Le 30 janvier 2012 à 14h54 par je vote oui
bonjour, moi je trouve que j'ai appris au moins trois choses vendredi.
C'est bien Cap Atlantique qui rachertera les investissements faits pour Pornichet par la Carene. Pour les Ecociernes l'investissement de 15 millions d'euros ne concerne Pornchet que pour 1/3, et a été largement subventionné. Impossible que la Carene réclame 15 millions !
Pour les transports, M. Métaireau a précisé que les mêmes systèmes de transport à la demande existent sur Cap et que les usagers seraient servis comme auparavant.
J'ai aussi compris pourquoi les études d'impact financiers doivent bel et bien se faire après l'avis des électeurs.
J'ai aussi compris que M. Batteux s'est livré à un comportement non démocratique en mettant la pression sur les maires de la Carene.

Je voterais oui
#8 - Le 31 janvier 2012 à 08h05 par Lemere
Je voterao NON
Parce qu' on nous parle que gros sous.
Parce qu'on nous parle que de la baie.
Parce que l'on ne respecte pas lestons les Pornichetins, et que l'on se cache derrière des articles code électoral, alors que ce n' est qu' une consultation.
Parce qu' il ne s'agit que de régler des problèmes de personnalités.
Parce que on veut seulement sa petite revanche personnelle sur l'équipe précédente , qui au passage à dejjà payée en 2008.

Et enfin, pour bien d'autres choses que bien sùr on tiendra cachées jusque qu' après certaines vraies élections à venir.
#9 - Le 01 février 2012 à 09h31 par anonyme
moi je trouve que le maire de pornichet est un grand homme ,un vrai homme d' etat , un ptit coup a droite, un ptit n'importe ou ,je ne sais pas ou je vais ,a la reunion de vendredi , pas dit grand chose , a laissé les autres parler, il devrait se presenter aux présidentielles !!!
#10 - Le 03 février 2012 à 17h34 par MINETTE
Par ce temps froid, je consulte ce site,
j'ai assisté à la réunion de Pornichet invité par des amis pornichétains concerné. J'ai trouvé la soirée interressante, le maire de Pornichet à très bien expliqué l'ejeu de cette consultation. Notre Maire M. Maitaireau a complété les infos et les enjeux de l'entrée de Pornichet dans notre intercommunalité. Il est vrai que Pornichet est la 2ème ville de la arene, elle apporte des fonds important dans la corbeille. Ce n'est pas surprenant que M. Batteux ne veux pas qu'elle quitte le navire. J'ai compris qu'un abbattement de 15% était ptatiqué à CAP et que la carène l'avait supprimé, C'est dommage pour les familles de Pornichet. J'ai assi compris que ce transfert ne couterait rien à mes voisin pornichétains puisque ce changement est un tranfert de compétences. Les avantages ont l'air interresants, alors voisins et amis de Pornichet votez OUI.et bienvenu dans notre intercommunalité.

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