Pornichet Infos

L’ultimate: un sport qui tourne rond

Connaissez-vous un sport avec dans la même équipe des garçons et des filles?
Connaissez-vous un sport dans lequel les joueurs s’auto-arbitrent ?
Connaissez-vous un sport dans lequel remporter le prix du fair-play est aussi valorisant que de gagner la compétition ? Ce sport c’est l’ultimate.
Paul en extension
Paul en extension

2 équipes de 7 joueurs qui se disputent un frisbee qu’il faut amener dans l’en-but adverse en se faisant des passes. C'est l'ultimate. Pornichet compte l’un des clubs phare de la discipline en France. Zoom sur les «Tchac côté d’l’eau»!
 
L’ultimate est encore un sport que l’on peut qualifier de confidentiel. Il est tout de même assez connu en Presqu’île grâce au tournoi «Yes but Nau» tous les ans au mois de juin sur la plage du Nau au Pouliguen.
110 équipes en France toutes divisions confondues. 2100 licenciés en 2011, mais ce nombre d’aficionados augmente de 10% tous les ans.
Le club «Tchac côté de l’eau » avec ses 75 licenciés, ses 4 équipes seniors dont l’équipe 1 en 1re division, sa section d’école du sport pour les 8-14 ans revendique une belle vitalité. Le club actuel résulte de la fusion en 2006 du Dauphin ultimate Club (DUC) de Pornichet et du Loisir Ultimate Club Estuaire (LUCE) de Corsept. C’est ce rapprochement entre deux clubs du sud et du nord de la Loire qui a directement inspiré le nom actuel.

Les «Tchacs » à l’attaque

Amaury Guérin
Amaury Guérin

Le prochain grand rendez-vous pour l’équipe fanion a lieu à Versailles les 18 et 19 février. Les «Tchacs » joueront la finale du championnat de 1re division. Une finale à six avec également les équipes de Créteil, Fontenay le Comte, Pontarlier, Noisy-le-Sec et Montrouge et l’espoir d’être sacré champions de France indoor, après être devenus champions de D2 en salle en février dernier, puis champion de D2 en extérieur (catégorie mixte) à la mi-octobre.
L’équipe 2 qui évolue en régionale 1 joue à Niort ce week-end un tournoi qualificatif pour les play-off avec à la clé une éventuelle montée en D2.
Comme le nombre d’équipes est encore assez limité - la plus petite division est actuellement la régionale 2 - il n’y a pas de matchs tous les week-ends, mais des confrontations sur deux jours entre toutes les équipes de la même division.
«C’est un sport en pleine évolution » explique Amaury Guérin, Vice-président du club et Vice-président de la Fédération de Flying Disc Français (FFDF) en charge du domaine sportif. «Au fur et à mesure que de nouveaux clubs se créeront, l’ultimate va se réorganiser et d’autres divisions verront le jour. »
Le club des «Tchacs » s’enorgueillit de son école du sport pour les 8-14 ans. Pour eux, pas de compétition, juste des entraînements. Mais au bout de ces années d'apprentissage, ils ont un solide bagage et plusieurs d’entre eux se retrouvent ensuite en équipe de France. Par exemple, deux joueurs du club faisaient partie de l’équipe des moins de 17 ans et trois de l’équipe des moins de 20 ans aux derniers championnats d’Europe qui se sont déroulés en août dernier en Pologne.

Un sport sans contact ni arbitre

Martin et Paul
Martin et Paul

Les règles du jeu sont relativement simples. Sept joueurs par équipe en plein air sur un terrain de foot (5 en salle sur un terrain de handball) doivent amener le frisbee dans la zone d’en-but adverse en se faisant des passes. En championnat national, la 1re équipe qui marque 17 points gagne le match. Ou alors la partie s’arrête au bout de 90 minutes et l’équipe qui a le plus de points gagne. En régional la victoire revient au premier à 15 points (ou 60 minutes). 13 points (ou 25 minutes) en salle.
Il est interdit de marcher ou de courir avec le disque mais on peut établir un pied pivot pour trouver un partenaire démarqué et faire la passe. Si le disque touche le sol ou est intercepté par un joueur adverse, alors le frisbee change de main.
La spécificité qui fait de l’ultimate un sport unique est l’absence d’arbitre. Les joueurs sont donc les seuls responsables du bon déroulement de la partie. Les contacts physiques sont interdits. Il arrive bien sûr que deux joueurs s’accrochent ou se bousculent en se disputant le disque. Dans ce cas-là, un des joueurs appelle une faute. Le jeu est alors stoppé. Quand les joueurs n’arrivent pas à se mettre d’accord, alors le disque retourne au dernier lanceur et le jeu reprend de là. À la fin du match, les deux équipes se retrouvent pour discuter et débriefer le match. Chaque équipe note ensuite le fair-play de son adversaire, et à la fin du tournoi, l’équipe ayant obtenu les meilleures notes remporte le prix du fair-play, récompense plus qu’honorifique dans ce sport qui se distingue par ses valeurs de bon esprit.
Autre particularité, l’ultimate est un sport dans lequel garçons et filles jouent ensemble. Dans la catégorie mixte, un minimum de trois filles sur sept joueurs sur le terrain est exigé. Dans la catégorie open, il n’y a aucune obligation, mais par exemple l’équipe 2 de Pornichet qui joue un tournoi à Niort ce week-end aura deux filles dans son effectif. Cependant plus on approche du haut niveau, moins les filles sont représentées en catégorie open, notamment pour des questions de physique.

Une reconnaissance indispensable du Ministère des Sports
Pour un joueur, même de haut niveau, jouer à l’ultimate ne rapporte pas d’argent. Et même plus on est bon plus ça coûte cher. En effet, la fédération ne prend pas, ou très peu en charge les frais liés aux déplacements et à l’hébergement. Par exemple, les joueurs de l’équipe de France junior ont dû débourser 450 € pour participer aux championnats d’Europe en Pologne en août. Et pour les prochains championnats du monde au Japon, il en coûtera entre 2000 et 2500 € aux sélectionnés en équipe nationale. Une situation qui pourrait être en partie résolue si le ministère donnait à l’ultimate l’agrément jeunesse et sport, une sorte de reconnaissance de l’État, condition sine qua non pour pouvoir prétendre à des subventions pour l’achat d’un minibus par exemple. L’agrément rend également plus facile l’accès aux infrastructures des communes comme les stades et les gymnases.
Pour les résultats et toutes les infos sur le club:
http://tchac-ultimate.net/

Auteur : GG | 25/11/2011 | 1 commentaire
Article précédent : « Le Vélo club de Pornichet veut mettre une dent de plus »
Article suivant : « Le Ninon remporte le derby contre le TC La Baule »

Vos commentaires

#1 - Le 27 novembre 2011 à 09h51 par Lemere
Merci Pornichet infos de cet article.
On est presque sur une philosophie , et à tout le moins sur une expérience de vie , autant qu' un sport. Et tout cela réalisé par des jeunes , si et trop souvent critiqué.
A propos d'âge , y-a-t il une limite?
Vraiment il faut que ce sport soit vite reconnu, et au regard de l'exemple donné, qu' il en detrône d' autres plus connus et trop pollué par l' argent, et ayant perdus cette notion de fair-play.
M. Le Maire, plutôt que de faire la promotion d'une élection d' un autre temps, SVP, aidez ces jeunes!

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondiness 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter