La liberté de la presse, un enjeu pour notre société

Troisième journée mondiale de la liberté de la presse ! C'est l'occasion de nous exprimer sur le rôle des médias dans notre société et pour Média Web, d'affirmer sa place dans la cité. Le constat est malheureux : les Français font preuve de défiance vis-à-vis de journalistes à qui ils ne font plus confiance. Les politiques essayent d'utiliser les journaux comme autant de Kleenex. On s'en sert pour arriver au pouvoir puis on les jette aux ordures, une fois parvenu aux responsabilités. Mais, la presse doit jouer son rôle. Elle enquête, elle analyse, elle vulgarise, elle dénonce, elle défend, elle félicite, elle fait la promotion. Elle crée un lien social. Elle permet à chacun de s'exprimer. Elle est le maillon essentiel de la démocratie.
Carte reçue d'une lectrice
Carte reçue d'une lectrice

Comment diagnostiquer l'état de santé d'une démocratie ? Une des façons consiste à regarder la presse : sa diversité, son dynamisme, ses ventes et son poids dans l'opinion. Et là, autant dire que la patrie des droits de l'homme ne fait pas figure de bon exemple. La presse est en crise depuis des années. Elle vit de subventions gouvernementales et des publicités des multinationales. La presse d'opinion est mal comprise, souvent caricaturale. Elle ne participe plus à la réflexion des lecteurs. La Presse Quotidienne Régionale, pieds et poings liés par les obligations économiques et les pressions politiques, livre une information insipide, conforme à la pensée unique, jamais dérangeante et souvent complaisante.

L 'information locale n'est pas loin de ressembler au bulletin municipal. Livrés à eux-mêmes, les correspondants de presse (malgré leur bonne volonté), sont sans moyens, sans soutien et sans salaire convenable. Ils restent contingentés aux comptes-rendus sans relief.

Pourquoi ? Eh bien, la liberté de la presse en France n'est qu'une illusion. La presse est tellement fragilisée qu'elle en est réduite à suivre le sens vent. Peu de journalistes ont les moyens d'accomplir leur travail. Un exemple ? : la campagne quasi-unanime en faveur du « oui » au référendum sur la constitution européenne. Et la presse serait libre ? Quand la presse se veut plus offensive, c'est plus par réaction que par véritable souci d'information. En la matière, nos voisins Européens ont bien des leçons à nous donner.

Liberté et chantage
A l'échelon local, on note les mêmes symptômes, ou pire encore. Le travail de personnes insérées dans le tissu socio-économique est constamment remis en cause. Soumis à des pressions diverses. A Média-web, nous faisons le dur apprentissage de la liberté d'informer, sans a priori et sans complaisance. Nous ne revendiquons pas l'objectivité. Dans chaque article un homme ou une femme avec sa propre personnalité, ses passions, sa culture donne son point de vue. « Le journaliste est celui qui porte son regard sur le monde », enseigne-t-on à l'école de journalisme. Nous revendiquons l'équité dans le traitement de l'information. Notre liberté c'est permettre à chacun de s'exprimer. Notre liberté c'est de choisir les sujets à traiter.

Il est admis que les oppositions de toutes sortes apprécient la presse « libre et indépendante ». Face à la méfiance, pour ne pas dire la paranoïa du pouvoir en place, elles pensent instrumentaliser le média pour faire passer leurs messages. Mais les rôles s'inversent au fil des alternances ! Un insidieux chantage s'installe alors : il faut montrer patte blanche pour accéder à la communication municipale, sans oublier de flatter les mécontents. Sinon, le sujet-acteur-lecteur-client peut vous créer des ennuis ;vous empêcher de travailler. Le concept de liberté s'éloigne.

Lejournaliste qui vit dans la cité ne se débarrasse jamais de son travail. Il le porte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Au bistrot du coin, quand il sort ses poubelles, il est interpellé sur telle ou telle publication. Il doit en toute circonstance expliquer, justifier, débattre. Il est pris à témoin, au centre de la polémique, sans pudeur ni délicatesse. La liberté a un prix. Si on peut nommer cela la liberté. Le statut du journaliste dans la communauté est particulier. Le journaliste n'est pas « un puits de science ». Il a la capacité d' aller chercher l'information de la rendre compréhensible par le plus grand nombre.

Média Web, l'anticonformisme local

Depuis un an, les sites d'information proposés par Média Web se développent et trouvent leur place dans l'information locale. Des lecteurs, de plus en plus nombreux, visitent nos pages chaque jour. Ils y trouvent l'information la plus libre et indépendante possible. Gageons que notre développement ne se fera pas au détriment de ces principes.

Notre rédaction travaille dans cet état d'esprit. À Pornichet cependant, notre activité semble poser des problèmes à la municipalité en place. Il semble qu'elle n'apprécie pas trop notre liberté. Aujourd'hui nous lui rappellerons donc que la liberté de la presse est un acquis démocratique essentiel. Notre lecture peut nourrir la réflexion de chacun. Nous n'avons aucun intérêt à déstabiliser les pouvoirs en place pour la raison que nous ne briguons aucun mandat. Comme nous ne sommes pas manichéens, nous essayons de donner la parole à tous ceux qui n'ont pas les moyens de s'exprimer par ailleurs. C'est notre rôle et notre liberté. Des lois encadrent et protègent la presse. Elles sont issues de 230 ans de démocratie et ignorent les comportements autoritaires locaux.

Au Croisic, on cherche aussi à mettre la presse sous tutelle dans certains domaines. Ainsi, il faut gentiment demander une autorisation écrite pour aller faire faire un reportage sur les activités jeunesse au foyer des jeunes et au centre de loisirs. Le prétexte invoqué est le droit à l'image. Nous répondons : liberté de la presse et droit d'informer quant à l'utilisation des finances publiques. À quand une autorisation pour prendre en photo les sites remarquables de la commune ? Qu'est-ce qui peut justifier pareille mesure si ce n'est la volonté de contrôler la communication municipale ? Et donc la presse.

Cette méfiance est compréhensible. La liberté fait toujours peur. Mais nous nous sentons encore libres de travailler et de parvenir aux objectifs que nous nous sommes fixés.

Et la publicité ? Elle nourrit aujourd'hui tous les journalistes. Si c'est le nerf de la guerre pour un journal, c'est une nouvelle chaîne mise au cou de la liberté.  Média Web, dans ce domaine a trouvé son équilibre.

« Soutenons la liberté de la presse, c'est la base de toutes les autres libertés, c'est par là qu'on s'éclaire mutuellement. »
Voltaire

« Le droit de dire et d'imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. »
Voltaire

« Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l'explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. »
René de Chateaubriand

Auteur : Yoann Daniel | 03/05/2010 | 10 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 03 mai 2010 à 16h47 par Suelto
Merci Yoann,

Vous êtes nos sentinelles.
Nous devons écouter vos alertes et aussi les interpréter.Plus vous nous donnez d'idées pour alimenter et accommoder notre réflexion, et plus elle se renforce. Comment se faire une opinion ?
En écoutant une personne, bien photographiée, au discours écrit par d'autres, répété sur toutes les chaines de télé,un message de 2mn 30 puis une autre, dressée, à la même école, vitupérant contre la première ? ou en lisant la presse, même une fois de temps en temps. Pourquoi faudrait-il ne compter que jusqu'à deux ? Pour, contre.En ce moment par exemple, on nous parle de la BURKA. L'interdire ? est-ce intégrer ou exclure plus encore ? Peut-on être républicain, féministe et l'accepter ? la refuser? pour quelle vraie raison ? Je ne sais pas décider tout seul,j'ai besoin de lire, de comprendre, de voir débattre des gens plus intelligents que moi, de voir sous d'autres éclairages. Ensuite je choisis, et je me trompe aussi.Mais mieux.Continuez à nous donner des voix, différentes, racontez nous, discutez, débattez, dénoncez aussi.Votre liberté c'est d'abord la nôtre.

Ils le disent bien mieux que moi:


"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." Voltaire

mais aussi

http://paroles.abazada.com/chanson,ma-liberte,17691.htm

http://www.paul-eluard.com/poeme.php?abs=l&ord=24

http://jacques.prevost.free.fr/page_064.htm
#2 - Le 03 mai 2010 à 20h06 par Sarah Croche
Monsieur Yoann Daniel,
Qui êtes vous pour donner des leçons de journalisme à toute la presse ?
Reprenons. Subventions gouvernementales et publicité de multinationales. Je suis un lecteur de la presse locale et n'ai jamais vu la pub d'une multinationale. Quant aux aides, c'est ce qui permet à la presse de se maintenir en France. Si elles cessaient, il ne resterait plus que trois à quatre titres. Où serait la liberté?
Vous dites que pour des obligations économiques, la PQR transmet des infos insipides, qu'elle est complaisante et va dans le sens de la pensée unique. Des chiffres? Des preuves? Des indices? Vous insultez vos confrères et vous ridiculisez en avançant des arguments qui ne reposent sur rien excepté les préjugés des Français que vous évoquez en intro. Pensée unique, sens du vent... Croyez vous qu'il suffit d'écrire ce qu'on a entendu dans un bistrot du coin pour devenir un spécialiste de la liberté de la presse? Lesquels de vos confrères se permettent de dénigrer votre travail ? Écrivez un courrier a vos collègues de Ouest-France, presse O ou L'Echo, pour ne citer qu'eux, pour leur expliquer que ce qu'ils font ressemble au bulletin municipal. Croyez vous que Robert Belliot ait apprécié que ces journaux balancent ses intentions municipales à Saint-Nazaire?
Vous dites ne pas "revendiquer l'objectivité". Alors, il vous faut changer de métier. Car il s'agit là de l'essence de ce boulot. Car ce que l'on apprend en école de journalisme, ce n'est pas "que le journaliste est celui qui porte son regard sur le monde" mais qu'il se doit d'exercer en ayant un souci d'objectivité. C'est cela que l'on apprend sur les bancs des écoles.
Au Croisic on veut vous mettre "sous tutelle". Quiconque a travaillé un minimum dans la presse sait que l'on ne peut prendre une photo dans un foyer ou un centre de loisirs sans autorisation. Il s'agit d'une affaire de droit à l'image, un des fondements de la liberté. Ce genre d'argument est symbolique de votre manque de professionnalisme.
J'espère que ce commentaire apparaitra sur votre site, signe que la liberté existe.
#3 - Le 04 mai 2010 à 07h51 par ASSEZ
Bonjour Sarah

Je ne suis pas journaliste, donc pas l'absolu devoir d'avancer démasqué, d'ou un pseudo.
Si, par contre, vous l'êtes, ce que laisse entendre votre commentaire, vous auriez dû user de votre propre identité.

Du coup cela donne à votre intervention un goût d'aigreur , qui n'élève pas le débat sur la liberté de la presse. Liberté qui auraît dû naturellement vous inviter au visage decouvert.Puisque votre carte est censée vous garantir cette liberté.

Je trouve intéressant, qu'au sein d'une même profession, se fasse entrendre des voix discordantes. D'habitude c'est l'omerta , qui fait que les quidams finissent par mettre tout le monde des médias dans le même panier. Tous pourris, peut-on entendre.
Alors bravo à Media-Web de lancer le débat, qui ne remet pas en cause le journaliste , mais le monde dans lequel il est contraint d'évoluer, et ou la frontière avec les conflits d'intérêts est ténue et perméable.
#4 - Le 04 mai 2010 à 07h56 par Suelto
C'est bien compliqué.
Pour avoir lu, et relu vos deux articles; je ne comprends pas la lecture de Sarah.
Je passe sur les points techniques du journalisme.Je n'étais pas à cette école.A là mienne on disait, "si vous avez fait l'effort de comprendre, et que vous n'avez pas compris, c'est peut-être qu'on vous a mal expliqué".J'ai juste une question : raconter les faits, OK; Il faut dire ce qui est.C'est clair.Mais alors point de commentaires.Tous la même histoire ? Les commentaires, les opinions, c'est bien aussi du journalisme non ?
Pour ce qui concerne les autres journaux, pardon, Sarah, mais encore une fois, nous ne comprenons pas les mêmes choses.Je n'ai pas vu dans l'article de Yoann Daniel un "voyez comme je suis beau, c'est nous les meilleurs, tous les autres sont des patates". J'ai lu un article qui parle d'un métier, de ses contraintes, de ses ses intérêts.Si vous exercez aussi ce métier, vous devez bien aussi vous heurter à des difficultés.Vous reprenez les articles écrits pour les mettre en pièces.Soit, mais dites nous donc où nous pouvons goûter votre écriture puisque vous ne nous l'offrez pas ici ou toujours en "négatif".Pour nous faire une opinion.Plutôt que d'écrire "NON" sur la liberté de vos collègues.
PS:Vous aimez les mots et le dictionnaire est votre ami.
un petit jeu et un joli sujet de réflexion.Les mot "objectif" et "objectivité"...les lettres c'est dur, les maths c'est beaucoup plus clair.Même avec les imaginaires...
#5 - Le 04 mai 2010 à 23h34 par Yoann Daniel, Le Croisic
Juste une petite précision a l'attention de Sarah :
Je suis journaliste et travaille dans ce métier depuis 18 ans. Je travaille également pour d'autres médias. J'entretien d'excellentes relations avec mes collègues, et qu'ils soient au SNJ ou non, nombreux sont ceux qui partagent ce point de vue, ou au moins cette frustration.
Je suis étonné que vous n'ayez pas repéré de publicité pour les grandes multinationales dans votre journal préféré. Je peux vous y aider si vous le souhaiter, il y 34 dans le O.F de ce jour.
Enfin, et sans vous faire offense, car je peux également me tromper, nous ne lisons pas le même français ou nous ne l'écrivons pas pareil. Et là, c'est sûr, deux personnes qui ne parlent pas le même langage peuvent connaître des difficultés à se comprendre.
Pour que ce soit plus facile, puisque nous sommes soit-disant collègue (mon matricule CNP est 2961U et vous ?), vous devriez accompagner votre argumentation d'exemples concrets... c'est ce que l'on enseigne aux débutants, en tout cas à l'ENJ de Bordeaux.
Que vous remettiez en cause mon opinion, est une chose tout à fait appréciable. Que vous vous en preniez à ma crédibilité est une liberté que je ne vous permets pas, sans plus de matière dans votre propos.
Merci, en tout cas, de m'avoir lu. Je serais heureux de vous retourner le compliment.
Salutations.
#6 - Le 05 mai 2010 à 20h38 par Sarah
Puisque nous ne parlons pas le même Français, je vais juste commencer par citer votre article. Ou votre billet. Ou votre publicité plutôt, puisqu'en tant que contributeur à pornichet infos, vous vantez les mérites du site dans votre article. D'ailleurs, écrivez court pour être lu, voilà une chose que l'on apprend dans les écoles de journalisme. A l'ENJ de Bordeaux aussi, non ?

Reprenons vos termes : "La Presse Quotidienne Régionale, pieds et poings liés par les obligations économiques et les pressions politiques, livre une information insipide, conforme à la pensée unique, jamais dérangeante et souvent complaisante. L'information locale n'est pas loin de ressembler au bulletin municipal."

Vos confrères de la presse quotidienne régionale partagent-ils votre avis lorsque vous critiquez sans ambiguité leur travail ? "Information insipide, jamais dérangeante et complaisante" : nous lisons le même français ? Vous réclamez des exemples, je vous en ai donné un avec l'affaire "Robert Belliot à Saint-Nazaire". Il me semble juste qu'il est un peu facile de balancer de cette façon sur la profession, de faire de belles phrases pour au final ne pas démontrer grand chose. Mais vous avez là le mérite de donner aux lecteurs ce qu'ils s'attendent à lire : tous vendus, les journalistes. Voilà là un des fantasmes populaires sur la presse les plus répandus.

Nous nous rejoignons sur les moyens donnés aux correspondants locaux de presse. Pour le reste, je ne peux être d'accord avec vous sur "l'objectivité" mais je ne vais pas revenir sur ce que j'ai déjà exposé. Vous dites "donner la possibilité à chacun de s'exprimer". Cela se conçoit mais ça doit se faire dans le cadre d'un même article où chaque point de vue est exposé. Alors, libre au lecteur de se forger une opinion. Sur ce site, il est systématique que les avis se succèdent sans être confrontés dans un article (exemple : vieux port ou jetée de Pornichet). Laisser la parole à une entité sans prendre la peine de chercher un contre-poids, je ne crois pas qu'on apprenne ça en école de journalisme. Mais je ne suis pas professeur...

La matière dans mes propos, vous ne voulez pas la voir. Que vous me le permettiez ou non, je prends la liberté de mettre en doute votre crédibilité. Etre journaliste, ce n'est pas écrire sur la presse dans un média d'information locale. On apprend surement aux futurs débutants de Bordeaux à choisir leurs sujets en fonction de la cible du média. C'est une discussion que j'apprécierais d\'avoir avec vous dans un autre contexte. J'aime les débats d'opinion mais à titre personnel. Imaginez que chaque journaliste donne son opinion dans le media dans lequel il travaille. Quelle crédit accorder à un journaliste qui n'est spécialiste de rien mais juge tout.
Au plaisir de vous relire matricule 2961U (mon identité est un sujet dans lequel je ne veux pas rentrer : je n'écris pas ici dans un cadre professionnel. Croyez-moi si vous voulez, je n'ai aucune volonté de me cacher).
#7 - Le 06 mai 2010 à 07h10 par J.Roch.
Je vais prendre part brièvement au débat, même si je partage en grande partie l'analyse de notre ami Yoann. Il ne faut néanmoins pas généraliser le journal dont il est question, (en sous entendu) a démontré très souvent son indépendance, par exemple avec l'affaire Robert Belliot.
Concernant le vieux port de Pornichet, on est dans le cas de figure où nous sollicitons comme très souvent l'autre entité, qui ne souhaite pas s'exprimer.
Je suis ok pour « faire une bouffe » et en parler entre nous.
#8 - Le 06 mai 2010 à 15h54 par ENKI, Pornichet
Désolé Sarah, Il n'y aura plus d'affaires
de Watergate surtout en France ou les journalistes pratiquent l'Autocensure.

Aujourd'hui le Journal de 20 heures n'est qu'un banal Magazine.

Si vous regardiez les news au USA, vous seriez la différence entre des journalistes qui font leur job et les journalistes en France qui pratiquent l'autocensure.

J'ai été toujours été en faveur de des gens qui vont de l'avant et qui font l'histoire.

Alors Sarah vous connaissez Le mot SOS,
Alors trouvez pourquoi on dit Mayday Mayday...( e jour de Mai).

Et promis, vous ferez un grand pas en avant....!!!

Pour le reste, je trouve que Pornichet-infos avance dans le bon sens,
il se construit petit à petit.

Et comme je dis souvent, toutes mauvaises pub est une bonne pub...!!!

Bonne soirée Sarah.
#9 - Le 09 mai 2010 à 09h27 par plusmieux
JOURNALISTES !
Quelle plaisanterie. L'article sur le départ de la barquera témoigne encore une fois de la nullité de cette équipe.
#10 - Le 09 mai 2010 à 13h21 par Suelto
Liberté

8 mai 1945 L'Europe est libre

et nous nous réjouissons

8 mai 1945 Sétif

D'autres aussi qui étaient venus (de gré ou de force) aider l'Europe avaient cru qu'ils auraient droit à être un peu plus respectés. C'était à Sétif et c'était la france à cette époque.(oui je sais il y a une majuscule aux noms propres)

Qui s'en souvient ici ?

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450508

Vous êtes journalistes, montrez nous le monde, dans ce qu'il a de grand et de tout petit, là juste à côté de chez nous. Vous avez cette chance en local. Apprenez nous la petite salicorne et les insectes tueurs d'abeilles (merci par exemple pour celui ci), iIs sont là tout près. Bien sûr il y a les couteaux à Nantes, les accidents sur la route à de St Lyphard et les matchs gagnés ou perdus. C'est de l'information. Il y a les PLU les PUP les SEM et les bagarres pseudo politiques. Mais la vie est partout : la difficulté des saisonniers à se loger et donc la difficulté des employeurs de trouver du monde en été, la difficulté des anciens à se déplacer en ville. Les associations qui se battent tous les jours, pour un monde plus juste ; la liberté est là aussi, discrète (sous les petites pierres). Votre liberté à vous, c'est d'obtenir de vos journaux la publication d'articles qui instruisent font réfléchir, dérangent ;(pas seulement les annonceurs ou les politiques). Je dis "dérangent", au sens de faire bouger, mettre en lumière, en mouvement. Vous savez écrire. Mais, permettez, pas vraiment "vous" lire entre vous. Plutôt que nous présenter ce débat de petits garçons, qui jouent à "qui pisse le plus loin", si vous pouviez accepter que vous avez sûrement des difficultés comparables comme le dit clairement Yoann pourtant. Je n'ai toujours pas compris cette levée de boucliers. Cela me conduit à penser que si les journalistes voient dans ce que disent d'autres journalistes, autre chose que ce qu'y voient les lecteurs, cela veut peut-être dire que les journalistes sont mal compris de leurs lecteurs ; ou qu'ils font des sous-entendus que seuls ceux de leur profession peuvent comprendre. Les lecteurs seraient carrément pris pour des truffes, puisqu'ils seraient utilisés comme prétextes innocents à des débats qui les dépassent. Pas terrible non plus.

Les lecteurs ne savent pas comment fonctionne un journal, ne connaissent pas votre métier.

Par exemple qu'est-ce que "journaliste", une formation ? Une fonction ? Un diplôme ? Un titre ? Un point de règlement, une autorisation ? Un agrément ? Une expérience ?

Vous parlez de correspondants ? Quelle différence ? Pour nous : "c'est tout du monde qui écrit dans le journal"

Comment choisit-on un sujet ? Comment écrit-on un article ?. Est -il coupé, modifié ? Qui décide ? Comment ? Pourquoi ? Le journaliste donne-t-il son accord pour que l'article paraisse si le contenu a été modifié ? Qui signe et (ou) ne signe pas ? Vous parlez de rémunérations faibles. Salaires ? Vacations ? Sont-ils fixes ? En fonction de la quantité ? Mais si on écrit et qu'on n'est pas publié ? Comment fonctionnent les rémunérations ? C'est hors sujet ? Pouvez- vous répondre ? Nous n'avons pas besoin de connaître vos numéros de cartes et quels bancs vous avez essuyés à l'école des journalistes (ou pas). Vous avez ouvert le sujet. Ce que vous dites nous intéresse en général. Vous nous parlez de la farine, parlez-nous aussi de ce qui se passe au moulin. Nous voulons savoir comment vous défendez votre liberté, tous les jours, dans votre boulot. Merci d'avance

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