Pornichet Infos

Les jeunes Pornichétins parés pour la Sailtica

L’organisation de la course croisière qui s’élancera de Pornichet le 3 mai prochain pour rejoindre San Vicente de la Barquera a ouvert les portes du port aux enfants de CM2, leur expliquant le fonctionnement du Trophée, ainsi que la navigation et la sécurité en mer. Deux heures de rêves de grand large rien que pour eux.
Etienne Germain, directeur général de La Baule Nautic insiste sur l'importance de la sécurité en mer
Etienne Germain, directeur général de La Baule Nautic insiste sur l'importance de la sécurité en mer

Les jeunes Pornichétins ne s’en rendent peut-être pas compte, mais leurs visites scolaires fleurent bon les vacances, l’océan et…la Sailtica. Pendant trois journées, sous la houlette de Lionel Lebossé, coordinateur scolaire de la course (il est lui-même sur la ligne de départ), six classes de CM2 des écoles Jean Macé et Sacré-Cœur bénéficient de ses précieux conseils sur la navigation, la sécurité et des questions périphériques.
En ce mardi 22 avril, à 14 h 00 très précises, trois groupes distincts de l’école Jean Macé se divisent en deux ateliers, d’une heure chacun. Un premier groupe d’une quinzaine d’élèves grimpe dans la capitainerie du port, afin de poser des questions préparées en classe à Hervé Aubry, maître voilier à Pornichet, mais pas seulement. « J’ai deux métiers », précise le jeune cinquantenaire qui est également coureur de « course au large en solitaire ». Tel un instituteur, Hervé Aubry, commence son cours en demandant aux jeunes Pornichétins ce qu’ils connaissent de la Sailtica. Réponses vagues et timides. Puis les rôles s’inversent, et les écoliers questionnent le maître en la matière : comment devient-on skipper ? Comment s’effectue le départ de la course ? Comment dort-on et se restaure-t-on dans un bateau ? Patiemment, et avec beaucoup de pédagogie, le maître voilier répond aux interrogations des enfants, avant d’expliquer et de détailler sa profession. Même les adultes profitent de cette expérience pour apprendre par exemple que dorénavant, de plus en plus de repas lyophilisés (onéreux mais honnêtes) sont embarqués à bord ; « C’est le reflet du moral des troupes : un équipage qui se nourrit mal, ça sent la mutinerie », relate celui qui a commencé la navigation dès l’âge de 11 ans. Approximativement l’âge de ses jeunes interlocuteurs. Ou encore que « le rôle du skipper, c’est de déterminer les quarts (temps pour dormir, pour barrer, pour veiller, pour effectuer le reste des tâches à bord). En mer, il faut avoir une discipline quasi militaire ».

La sécurité au cœur de l’atelier

L’heure tourne, certains commencent légèrement à décrocher, car ils savent que la permutation avec l’autre atelier arrive. Au ponton N, Lionel Lebossé et Etienne Germain, le directeur général opérationnel de La Baule Nautic finissent avec une petite dizaine d’élèves chacun de leur expliquer, sur deux beaux voiliers (qui ont déjà participé à la Sailtica) le fonctionnement du bateau, et l’importance de la sécurité. Les mines sont enjouées et les leçons semblent mémorisées, puisque, lors d’un dernier tour de table à l’intérieur du voilier appartenant à la société de bateaux, tous sont capables de citer un élément important du « cours » développé. Kit médical, gilet de sauvetage, canal alertes, cartes de navigation et aide électronique pour le navigateur seul en régate n’ont désormais plus de secrets pour les jeunes CM2 de l’école Jean Macé.  Certaines vocations maritimes ont très certainement été suscitées…

Lionel Lebossé, coordinateur scolaire de la Sailtica, explique la manière de lire une carte maritime
Lionel Lebossé, coordinateur scolaire de la Sailtica, explique la manière de lire une carte maritime
Auteur : JR | 22/04/2014 | 0 commentaire
Article précédent : « La Sailtica pose questions »
Article suivant : « Select 6,50 Giancarlo Pedote (Prysmian) l’emporte à Pornichet »

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondiness 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter