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Que sont les abeilles devenues...

Dans le jardin de Gilles, à Pornichet, les arbres fruitiers sont en fleurs, les pommes-de-terre, les petits-pois et les haricots verts sont sorties de terre... Cet après-midi là, le ciel est bleu et les oiseaux gazouillent, le soleil printanier diffuse une douce chaleur, il fait bon vivre dans ce coin de campagne...

Au fond du jardin, trois ruches vides projettent une ombre inquiètante sur ce tableau enchanteur ! « Les abeilles ne sont pas revenues cette année, je ne sais pas, ont-elles été empoisonnées par je ne sais quoi... » En décembre, Gilles les a nourries pour qu'elles puissent hiverner tranquillement. Une ruche l'hiver maintient une température de 20 à 25°, dès que le soleil apparaît, en avril, elles s'en vont butiner et rentrent à la ruche... «  Je ne sais pas pourquoi, elles ne sont pas là, je ne les ai pas trouvées mortes non plus ». Un conseiller sanitaire est venu prélever des échantillons de miel, Gilles attend encore les résultats. D'habitude, a cette époque, il y a 40 000 à 50 000 abeilles par ruche. Et montrant le pommier en fleurs «  Ecoutes ! pas un bruit, pas un bruissement d'ailes, pas un insecte non plus ». Silence total. Il devrait y en avoir plusieurs centaines et au fil de la floraison, différents insectes accomplissent scrupuleusement leur rôle de nettoyage et de pollenisation. Une histoire de fleur mâle et de fleur femelle. Certains arbres s'auto-fertilisent, d'autres se servent du vent pour transporter le pollen et plus souvent se sont les abeilles qui effectuent la tâche. Non seulement il n'y aura pas de fruits, mais pas non plus de légumes comme les melons, les courgettes, les concombres, les cucurbitacées pour n'en citer que quelques-uns... Les maraîchers s'inquiètent ainsi que les propriétaires de vergers. La situation est très alarmante. Gilles emprunte la phrase à Einstein : «  Le jour où les abeilles auront disparu, l'humanité n'a que 4 ans à vivre... »

Pour infos
Depuis 2006, les abeilles sont victimes d'une catastrophe : le syndrome d'effondrement des colonies. Plusieurs pays sont touchés, le phénomène semble avoir commencé dans une ruche de Floride, avant de gagner avec une vitesse déconcertante l'ensemble des ruches américaines, puis celles du Canada et d'Europe. En Allemagne, en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne... jusqu'à 80 % des ruches ont d'ores et déjà disparu. En Angleterre, le phénomène a été baptisé «  Marie-Céleste », le nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872.

Parmi les éléments mis en cause, le réchauffement climatique, les pesticides, les OGM et les virus...
Les scientifiques sont très inquiets, car 8 espèces végétales sur 10 ont besoin des abeilles pour se reproduire. Selon des chercheurs de l'Université de Pennsylvannie aux Etat-Unis, cette disparition massive est en partie due à un virus, mais l'utilisation croissante de pesticides contribuerait à fragiliser les productrices de miel. Il va falloir trouver une solution....

Il a été constaté que certaines abeilles auraient immigré en ville... On en trouve aussi bien au sommet de l'Opéra et du Grand Palais de Paris, à proximité des pistes de Roissy qu'au-dessus du Théâtre du Merlan à Marseille... Les butineuses sont en effet très a l'aise en ville « D'après une cartographie nationale des rendements, les ruches urbaines produisent quasiment deux fois plus que celles des campagnes », souligne Dominique Salomon, l'apiculteur qui gère les ruches de la ville de Besanson ( Doubs )...
N'a t-on déjà vu un phénomène similaire de désertification des campagnes pour aller travailler à la ville...
 

L'info en +

En Chine, depuis que les abeilles ont disparu, les hommes répandent à la main le pollen. Ce service que la nature fournit gratuitement doit être suppléer par le travail de l'homme. Une ruche ensemence 1 million de plantes, alors qu'un ouvier agricole parvient à peine à donner du pollen à une demi-douzaine de poiriers en une journée. Polliniser à la main coûterait 90 milliards de dollars par an aux Etat-Unis.

Auteur : Sarah | 25/04/2010 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 27 avril 2010 à 21h19 par Patricia, Pornichet
N'y a t il pas un rapport avec les pulvérisations par hélico contre les chenilles processionnaires qui diffusent une bactérie (le bacille de thuringe) soit disant bio..C'est ce qu'on nous serine(enfin le bacille peut être.. mais pas la totalité du produit chimique qui s'appelle Foray 48 B et qui lui est interdit dans certains pays (canada par ex) et qui décimerait nos abeilles? Il nous irrite les bronches alors pourquoi pas les abeilles?
Peut être est ce un ensemble de nuisances biologiques..mais il y a de quoi s'inquiéter!! Nous espérons connaitre l'explication et résultats des analyse, parce que ce miel pornichétin était excellent!!!
#2 - Le 01 mai 2010 à 07h49 par Ar Louarn, Pornichet
Je souhaite poser une question, si cela est possible, et non faire un commentaire : Dans les zones rurales très peu voire quasiment pas cultivées (Les landes bretonnes ou en montagne par exemple) le phénomène est-il le même? Car s'il y a une différence, sans être une affirmation on pourrait avoir quelques doutes sur la manière dont nos campagnes sont exploitées.
#3 - Le 07 mai 2010 à 21h14 par Guillard France, Saint-nazaire Ouest
Tant que les gouvernant laisserons en vente les produits comme monsantos et autres pesticides ça finira par tuer tout le monde, même eux avec le magot qu'ils se font, mais ne pourrons pas en profiter .J'ai quelques petites abeilles qui entrent chez moi lorsque la fenêtre est ouverte, je les redirigent vers la sortie sans leur faire de mal, elles sont notre avenir. Ne les tuez pas par peur, elles ne vous ferons rien si vous ne faites pas de grands mouvements, ni courrier dans tous les sens, un conseil: ne pas mettre de parfum ou eau de toilette à l'odeur fruité, là elle vont vous sauter dessus, ça tout le monde devrait le savoir, ça éviterait bien des douleurs et accidents graves.
#4 - Le 15 mai 2010 à 20h52 par barrillot, Pornichet
Pour répondre à Georges, il est vrai que l'on n'a moins de mortalité dans les zones peu cultivées, comme à Ouessant ou en montagne.
Je vous invite à regarder le document sur arté le 18 mai.
Cela devient très préoccupant, pourtant les députés viennent de voter la poursuite de pouvoir utiliser les pesticides comme le Gaucho ou cruiser

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