Pornichet Infos

Quel avenir pour le port d’échouage de Pornichet ?

De nombreux Pornichétins s’interrogent sur l’avenir du port d’échouage. Certains pensent qu’il faudra le fermer un jour. État des lieux.

Les hauteurs de vase continuent d'augmenter dans le port d’échouage où il a été observé une progression de 70 cm à certains endroits. Les techniciens de l’Association des plaisanciers du port d’échouage de Pornichet (APPEP) ne peuvent plus vérifier ni réparer les chaînes, tâche qui devient trop dangereuse.

Ce qui inquiète c’est l’origine de l’augmentation des sédiments. Dans le passé les eaux pluviales de l’hippodrome s'écoulaient par gravité, soit uniquement à marée basse. Actuellement, avec la puissance des pompes, la vidange se pratique aussi bien à marée haute. « Dans les rejets on remarque une eau marron chargée en terre qui se dépose dans le port et n’est pas évacuée » explique Guy Thomère le président de l’APPEP. L’inquiétude est réelle sur les possibilités de rejets de pesticides.

Afin que l’association des plaisanciers ne perde pas de mouillages, la municipalité a procédé au remplacement de 150 chaînes. Solution transitoire car le désenvasement du port va devenir une priorité. Les nouvelles directives européennes étant très strictes sur les rejets en mer, le désenvasement du port doit commencer par une analyse des sédiments. Si les sédiments sont jugés non toxiques, le rejet en mer pourra se faire, si ceux-ci sont jugés toxiques, le traitement se fera à terre pour un coût multiplié par 10. Pour Hervé Bossy en charge du port à la Mairie « les résultats des analyses seront déterminants pour établir quelles seront précisément les contraintes des investissements nécessaire à cet équipement public ».  Les analyses sont en cours et les résultats devraient parvenir fin juin.

Selon les techniciens rencontrés sur place les traces de boulettes de fioul se seraient raréfiées sans doute grâce à la nature qui reprend ses droits. Ce qui n’exclut pas pour autant des possibilités de toxicité des sédiments du port.

L’APPEP n’a pas d’écho des 80 000 € versés par Total à la ville, pour la pollution en Loire qui auraient permis le financement d’une cale de carénage. Lors d’une rencontre à la Mairie pour évoquer cette possibilité, la discussion a porté en réalité sur la résiliation de la DSP (Délégation de Service Publique). L’annonce a été faite du renoncement au projet de SEM, au profit d’une nouvelle DSP dont l’appel d’offres sera lancé fin 2013. Pour Hervé Bossy « les futurs travaux feront partie du cahier des charges du lancement d’une procédure de consultation en vue de la future DSP. L’association des plaisanciers actuellement délégataire de ce service sera bien évidemment consultée. » Un protocole d’accord devrait s'établir entre la municipalité et l’association des usagers sur les conditions de rupture de la DSP et sur les futures conditions de participation à la nouvelle DSP. Pour Yves Thomère l’avenir du port « c’est ce qu’en fera le prochain délégataire, sous réserve d’en trouver un. »

Auteur : JBR | 27/05/2012 | 0 commentaire
Article précédent : « Tribune de Robert Belliot »
Article suivant : « Rire et chansons : la mairie ne donne pas toujours le bon « là » »

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondiness 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter