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Touche pas à mon…palmier

Les jardiniers réunis de la Presqu’île viennent d’organiser une conférence sur l’acclimatation du palmier dans notre région, où il est d’ailleurs très présent. Pour ce faire, ils ont invité Stéphane Earts de l’association Les fous de palmiers. Rencontre.

« Nous ne sommes pas des intégristes du palmier »

Comment vous est venue la passion des palmiers ?
« Cela date de la période où nous nous sommes installés à Pornichet (Sainte Marguerite). Dans le jardin de la maison se trouvaient deux anciens palmiers de Chine et à force de les observer, j’ai commencé à être intéressé par cette forme végétale. Puis, j’ai commencé à en planter ; aujourd’hui, il y en a une vingtaine d’espèces différentes ».


Le palmier sur la Presqu’île n’est-il pas antinomique ?

« Contrairement à ce que l’on peut penser, le climat de la Presqu’île se rapproche plus d’un climat méditerranéen que d'un climat océanique franc. Il suffit de regarder la végétation des espaces verts. L’on y trouve un grand nombre de plantes méditerranéennes, comme les arbousiers ou des plantes vivaces d’Afrique du Sud ».


Pourquoi ne pas privilégier les plantes locales ?

« Qu’est ce qui est véritablement une plante de chez nous ? Finalement, il y en a assez peu, prenez la tomate, par exemple ! Nous ne sommes pas des intégristes du palmier, nous militons pour qu’ils soient plantés et mieux connus. Personnellement, je défends la biodiversité. Quand on me demande quel est mon palmier favori, je réponds le chêne, parce que c’est mon arbre préféré».

Les palmiers en front de mer… Nous ne sommes pas sur la Croisette ?
« Que les palmiers soient en front de mer ne me dérange pas, sauf que ce n’est pas le meilleur endroit où l’on devrait les installer. Le palmier ne doit pas être un élément ostentatoire ; c’est une plante défendue par un certain nombre de passionnés. Dans notre association*, et je pèse mes mots, il y a des milliardaires et d’autres qui ont des moyens très modestes. Cela ne nous empêche pas de nous retrouver et de partager sur une passion commune et d’être à même de parler de cette plante. J’ai envie de dire que trop de palmiers tue le palmier, c’est une plante que l’on doit associer avec d’autres espèces».

Le palmier souffre en ce moment avec les températures négatives ?

« Cela pourrait paraître un peu incongru d’intervenir sur ce sujet. Pour vous répondre, c’est justement dans ces périodes que l’on peut tester la résistance du palmier au froid et il est certain qu’il y aura des dégâts. Nous ne sommes pas sur la côte d’Azur, ni en Bretagne Nord ; il reste que la Presqu’île est en endroit qui se prête bien à sa culture. J’invite tout un chacun de mettre un peu de rêve dans son jardin avec d’autres plantes ».

La question oubliée : votre sapin de Noël, c’est un palmier ?

 

Voir des palmiers en Presqu’île :
Pornichet : Boulevard des Océanides, de la République et place de la Gare
La Baule : Place des…palmiers, parc des dryades et Atlantia
Saint-Nazaire : Jardin des plantes, rue du Général de Gaulle et place de l’Amérique Latine.

Pratique :

*Association les fous de Palmiers : www.fousdepalmiers.com
Les Jardiniers de la Presqu’île organisent une sortie à La Gacilly, le 10 mai avec conférence, visite d'un jardin botanique et d’un atelier de senteurs.
Contact : Yvette-Isabelle Landriau.
06 87 00 35 26
y.landriau@laposte.net



 

Stéphane Earts
Stéphane Earts
Auteur : JRC | 11/02/2012 | 0 commentaire
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