Pornichet Infos

Visite du casino

L’office du tourisme propose dans son offre touristique une visite guidée pour découvrir le Casino, son organisation, son fonctionnement et voir de près les machines à sous et autres tables de jeu.

C’est fin du XIXe siècle qu’un premier casino voit le jour à Pornichet, il fait faillite à cause d’une mauvaise gestion en 1904. Il faudra attendre 1911 pour que naisse un second établissement, à l’époque fréquenté par des « personnes influentes et riches ».
La jeune guide de l’OT explique également : « Le Casino, c’est l’endroit où il faut être, on y joue au baccarat, au billard et aux petits chevaux ». Les dames n’ont droit qu’à ce dernier jeu. C’est en 1920 qu’arrivera la première roulette.

Les 100 employés doivent montrer leurs dents

C’est à une vingtaine de personnes (moyenne d’âge 65-70 ans) que Marie, l’une des responsables du site, va pendant plus d’une heure et demie, expliquer le fonctionnement et l’évolution du casino. Égratignant au passage, le concurrent de l’autre bout de la baie.
« Il ne faut pas croire que La Baule a le monopole des casinos, nous avons un meilleur classement qu’eux, nous avons reversé 2,3 millions d’euros à la commune de Pornichet l’an dernier, nous arrivons au 27e rang des casinos français, La Baule est derrière ».
Une fois cette concurrence balayée, Marie va évoquer le fonctionnement du casino pornichétin avec sa centaine d’employés. « Il ne faut pas nécessairement avoir un bac plus quatre pour travailler pour nous ». « Nous », c’est le groupe Partouche qui possède une cinquantaine de casinos en France.
Elle poursuit : « Il faut juste montrer ses dents ». Traduction avoir « le » sourire, et puis explique aussi qu’il faut avoir un casier judiciaire vierge et travailler « les poches cousues ».

Pas de stratégie sur les machines

Elle évoque les machines à sous, d’origine américaine, qui ont évolué, (on peut jouer désormais avec une sorte de carte de fidélité). Il y en a 200 dans l’établissement dont 84 avalent les billets directement. Mais pour gagner : « Il n’y a de miracle, aucune tactique à mettre en œuvre, c’est du pur hasard, mais, plus on joue sur une même machine, plus les probabilités augmentent ».
Des machines à sous autorisées par la loi Pasqua de 1987 ; « Cela a été un bouleversement total ».
Elle évoque aussi le fait que depuis 2006, il faut montrer patte blanche pour rentrer dans le sanctuaire : « C’est juste pour savoir si vous n’êtes pas interdit de jeu ». Cette même année, l’interdiction de fumée dans les lieux publics va aussi changer la donne : « Nous avons perdu 20 % de notre clientèle ».
Elle parle de la stratégie pour attirer les joueurs sur les tables traditionnelles en les ouvrant dans la même salle que les machines à sous.

« Notre cliente type est seule et âgée »

« Elle vient au casino pour aussi faire des rencontres de personnes qui sont dans la même situation qu’elle et ainsi oublier ses problèmes ». Toutefois, en ne manquant pas de nourrir le ventre de la machine. L’addiction n’est pas loin et est surveillée de près, il arrive d’être interdit de chéquier ou de carte pour monnayer les jetons.
Le Casino tend à rajeunir sa clientèle avec la mise en place de tables de Texas Hol’dem poker (médiatisé par la société de Patrick Bruel). A ce propos, Marie évoque la concurrence d’Internet, « Ce n’est qu’un concurrent comme les autres, les gens s’essayent sur la toile et puis franchissent le cap et viennent jouer au casino ».
Elle évoque la sécurité et la surveillance : « Il y a des caméras et des micros partout, comme dans Secret Story » « Ce qui n’a pas empêché un braquage fin juin (15 000 euros) », fait remarquer une personne ; « Oui, mais, on était en travaux » plaide l’employée.
 

« Notre cible est le bassin nazairien et ses ouvriers »

Avant de se rendre dans la salle pour expliquer le fonctionnement des machines et des tables de jeux traditionnelles ; Marie termine ainsi : « Ce qui fait notre force et notre différence, c’est l’accueil, ici c’est aussi un lieu de divertissement ». Un peu plus étonnant : « Notre bassin ludique et notre cible, c’est Saint-Nazaire et ses ouvriers ».
Parmi les questions du public, l’une concerne la tenue à porter pour rentrer dans l’établissement. Réponse « Nous sommes dans une station balnéaire, on vous prend comme vous êtes, comme chez Mac Do, et puis vous savez, il existe des tongs Hermès ».

NDLR : Il est formellement interdit dans un casino de prendre des photos des joueurs et du personnel. Mais même en ce plein après-midi de grosse chaleur, pratiquement toutes les machines étaient occupées. Il faut dire que l’endroit est climatisé…


Pratique :
Ouvert tous les jours, toute l’année de 10 h 00 à 4 h 00 du matin.
Le groupe disco Abba animera la soirée du 23 août.
Réservation auprès de l’OT de Pornichet (02 40 61 33 33)
www.pornichet.fr/

 

Auteur : JRC | 08/08/2012 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 14 août 2012 à 18h07 par Lemere
Je cite, "... Notre cible est le bassin nazairien et ses ouvriers.."
Et bien, la direction du casino devrait bien en parler avec M. Belliot, qui lui ne jure que par CAP atlantique !
#2 - Le 15 août 2012 à 11h53 par sip, Pornichet
Je note que Saint Nazaire devient fréquentable quand il s'agit de remplir des machines à sous ; et bien utile quand sur les actualités web de La Baule, on se sert des "jeunes de la Bouletterie" pour valoriser une intention de "mixité sociale" lors de la rêve partie du 11 août.

Messieurs du Casino, vous pouvez compter aussi sur les "riches" de Saint Nazaire, si si je vous assure il y en a.

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