
En ce dernier jour de l’hiver, c’était aussi la dernière réunion publique avant le premier tour de dimanche pour Christophe Martin. Ce responsable d’une filière informatique et audiovisuelle à l’INA avait jusque-là réalisé une campagne discrète, à son image, « humble » comme il se décrit et le répète. Ce calme relatif qui semble caractériser le candidat d’ Agissons pour Pornichet ne l’empêche cependant pas de lancer des piques à l’encontre de Robert Belliot, maire sortant, qui suscite un fort rejet de la part de la population pornichétine selon lui.
Si Christophe Martin avait pourtant prévenu « que ce ne serait pas trop long, pour se focaliser seulement sur certains points », quelques « malheureux » en ont été quitte pour passer les presque trois heures de la réunion debout. Environ 110 personnes (dont une bonne partie des colistiers) étaient ainsi venues écouter le programme d’ Agissons pour Pornichet.
La moyenne d’âge de la liste est très légèrement inférieure à 54 ans. Huit membres sont encartés au PS, un au PCF, et un autre au PCOF. Trois personnes ont une sensibilité centriste, et le reste est sans étiquette. Christophe Martin a tiré un coup de chapeau aux quatre colistiers qui figuraient dans l’opposition de Robert Belliot, « ce genre de personne à qui il faut s’opposer », pour l’avoir côtoyé au conseil portuaire.
« Il ne peut y avoir de programme sans état des lieux », poursuivit le candidat âgé de 51 ans. Petit hic, puisque ce constat, bien qu’indispensable pour présenter la situation aux habitants, fut trop long. Car le programme semble (deuxième partie de la réunion) établi sur les dérives du dernier mandat, ce qui engendra une certaine redite. Qu’importe, les points noirs du municipe sortants sont là, et les trois autres listes alternatives établissent le même constat :
- une dette qui a explosé (19,450 millions d’euros)
- une voirie laissée à l’abandon,
- un parc paysager où personne ne se promène, un déclin démographique,
- une vente de la maison de retraite en catimini,
- un port d’échouage laissé à la dérive…
Rien de bien nouveau pour les Pornichétins.
En toute modestie donc, Christophe Martin et son équipe veulent remédier à tous ces maux qui minent les 10 600 habitants environ de la commune. Comment ?
- En réduisant la dette ;
- en rendant accessible le logement aux jeunes couples ;
- en refaisant la voirie ;
- en définissant « un PLU plus intelligent ».
Cela pourrait paraître démagogique, mais en cas de victoire le 30 mars prochain, « car il y aura un second tour », selon le prétendant à l’Hôtel de Ville - bâtiment dont il est « fier » -, l’équipe qui arriverait aux commandes serait en mesure, grâce à d’excellentes compétences dans divers domaines, dont celui des finances, d’y parvenir. « Comme tout marin, on regarde avec quel équipage on part », avait averti la caution marine de la liste, Gérald Morillas, ancien officier supérieur de la Marine nationale.
Filmer les conseils municipaux, pour « éviter les insultes » et insuffler de la transparence, Supprimer le droit de préemption communal sur les baux commerciaux (Christophe Martin, toujours adepte d’un bon mot indiqua que « le commerce est libre, et c’est quelqu’un de gauche qui dit ça »), offrir la place que l’opposition mérite dans le magazine municipal, développer la fibre optique, créer un foyer-logement comme alternative à la maison de retraite sont autant de propositions disponibles dans le programme de cette liste de gauche et du centre. Quant à l’éventualité de sortir Pornichet de la CARENE, pour rejoindre Cap Atlantique, Christophe Martin s’y oppose. « On ne va pas la rejeter parce que deux élus ne se sont pas entendus (Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire et Robert Belliot). Quand on regarde le bilan (déchetterie, assainissement, Quai des Arts), on peut dire merci la CARENE ! ». Serait-il un maire un plein-temps ? Ce fut l’une des questions posées à l’issue de la longue réunion. Avec honnêteté, le potentiel prochain édile indiqua qu’il ne pourrait se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de son employeur mis au parfum de la situation, et qu’il devrait, compte tenu de son âge et de ses responsabilités, continuer de travailler deux jours par semaine en moyenne. Interrogé également en cas de résultat décevant dimanche soir dans les urnes, à savoir la troisième ou quatrième position, Christophe Martin noie un peu le poisson avant d’indiquer qu’il se retirerait (s’il arrive dernier). « Je m’effacerai, tout en ayant l’idée que nos idées infusent du mieux possible ailleurs. Nous pouvons nous entendre avec tout le monde . En cas de succès (premiers ou deuxièmes), nous pourrons discuter en imposant plus fortement nos idées ». Souhaitons-lui que les Pornichétins fassent le distinguo avec la politique nationale et évitent le vote-sanction, car le Président de la République est en souffrance dans les sondages.

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