Le 14 juin 2025, la Place de la République est devenue le théâtre d’une action non violente d’Extinction Rébellion en soutien au peuple palestinien, qui a rapidement tourné au face‑à‑face tendu avec les forces de l’ordre. Des militant·es ont gravi le socle de la statue pour y draper un gilet aux couleurs du drapeau palestinien, tandis qu’un important dispositif policier encadrait la scène. Ce photoreportage revient sur l’enchaînement des événements, la solidarité déployée autour de l’action et la réponse policière qui a marqué la journée. Les termes « Extinction Rébellion », « action non violente », « Place de la République » et « répression policière » se retrouvent naturellement inscrits dans le récit de cet épisode.
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Que s’est‑il passé place de la République le 14 juin 2025?
Un cortège a convergé vers la place dans l’après‑midi, animé par des slogans de soutien à la Palestine et par une volonté de désobéissance civile pacifique. Quelques militants ont rapidement escaladé le socle de la statue, équipé·es de cordes et de harnais, avec l’intention d’habiller le monument d’un gilet « Free Gaza ». La montée s’est déroulée sans dégradations et selon des techniques maîtrisées par des grimpeur·ses habitué·es à ce type d’intervention.
La présence policière s’est intensifiée en quelques minutes, encerclant le socle et formant une « nasse » autour des participant·es. La tension est montée quand les agent·es ont exigé la descente immédiate, refusant toute négociation malgré la nature symbolique de l’action. Des échanges se sont tenus entre les personnes au sol et les forces de l’ordre, mais l’intervention a rapidement basculé vers un face‑à‑face crispé.
Pourquoi Extinction Rébellion a choisi cette action?
Les militant·es d’Extinction Rébellion présents viennent d’horizons sociaux et politiques variés, avec des âges allant de 25 à 53 ans, et partagent une même sensibilité humaine face aux crises. Beaucoup expliquent que leur engagement trouve sa source dans l’empathie et la volonté de rendre visible une souffrance ignorée par les autorités. L’action sur la statue visait à créer un symbole fort, visible et médiatique, susceptible d’ouvrir un débat public.
Le choix de la Marianne place de la République n’est pas anodin car le monument porte une charge symbolique autour des droits et de la citoyenneté. Les militant·es avaient déjà mené plusieurs opérations similaires, ce qui montre une stratégie réfléchie et répétée. Cette répétition démontre aussi un degré d’organisation et une maîtrise technique de l’occupation du socle.
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Plusieurs participant·es voyaient l’action comme une continuité d’un engagement non violent fondé sur la désobéissance civile. Ils affirment que la volonté première était d’attirer l’attention et de susciter une solidarité visible, sans intention de confrontation physique. L’objectif restait le maintien d’un geste symbolique dans un grand lieu public.
Comment la police a‑t‑elle réagi à l’occupation?
Dans les premières minutes, les forces de l’ordre ont demandé la descente immédiate des grimpeur·ses et ont installé une nasse pour contrôler les personnes au sol. Les dispositifs déployés ont rapidement inclus des lignes de police alignées autour du socle et des véhicules lourds positionnés pour empêcher toute intervention extérieure. Les militant·es ont décrit une volonté claire des agent·es d’empêcher la tenue prolongée de l’action, sans phase de médiation prolongée.
Lorsque des soutiens ont tenté de bloquer l’accès à la statue ou de ravitailler les personnes perchées, la réponse policière s’est faite plus énergique. Plusieurs charges et des usages de gaz lacrymogène ont été rapportés dans la foule qui restait sur la place. Le sentiment général parmi les militant·es fut que la riposte policière a été disproportionnée par rapport à l’objectif pacifique de l’action.
Un camion équipé d’une nacelle est finalement arrivé en fin d’après‑midi, marquant un tournant décisif. La montée de cette nacelle a permis aux services spécialisés d’atteindre les activistes et a précipité l’évacuation, parfois au prix d’interventions musclées. Des personnes regroupées en « tortue » ont été désassemblées sur la plateforme, et plusieurs actions coercitives ont été décrites par les témoins.
Comment la solidarité a‑t‑elle modifié le déroulé?
Un petit groupe de curieux·ses et de soutiens est resté autour de la nasse, apportant ravitaillement, encouragements et présence morale aux personnes perchées. Ce lien humain a donné aux militant·es une énergie supplémentaire et a retardé leur volonté de céder sous la pression policière. Plusieurs participant·es ont raconté des moments de fraternité, d’humour et de partage qui ont rendu la scène plus humaine malgré la tension.
Les formes de soutien ont été multiples et souvent improvisées, allant de la distribution de boissons à la lecture collective d’extraits de textes. Parmi les gestes concrets, on peut noter :
- l’envoi de bouteilles et de provisions par‑dessus la ligne policière ;
- la constitution d’un bloc humain pour gêner l’approche de la nacelle ;
- des prises de parole publiques d’élus et d’observateurs pour demander de la retenue.
Ces initiatives ont contribué à créer un moment de visibilité et à installer une dynamique collective qui a rendu la dispersion plus difficile à accepter pour les militant·es. Ce soutien a aussi constitué un facteur moral déterminant dans le refus initial de descendre.
Quelles violences et arrestations ont été signalées?
Plusieurs militant·es ont décrit des interventions policières brutales, avec des coups de matraque, l’usage de gaz lacrymogènes et des techniques de contention musclées depuis la nacelle. Des témoins ont évoqué des menaces verbales directes et des contraintes physiques telles que des étranglements ou des pressions sur la poitrine. Certains rapportent des blessures légères à graves, incluant des poignets abîmés et un coccyx déplacé.
Au total, six activistes ont d’abord été arrêtés dans la phase initiale, puis d’autres interpellations ont suivi au fur et à mesure de l’évacuation. La dispersion finale a été marquée par l’emploi intensif de gaz et par des charges visant à disperser les personnes restées sur la place. Les militant·es dénoncent l’absence de proportionnalité et un usage de la force jugé excessif dans un cadre non violent.
Quel bilan humain et quelles questions juridiques se posent?
Plusieurs personnes portent encore des séquelles physiques et psychologiques après l’opération, tandis que d’autres affirment qu’elles réitéreraient le geste malgré la violence subie. Les discours des militant·es mettent en avant une combinaison de fierté pour l’action et de colère face à la répression. Le climat post‑événement soulève des interrogations sur le respect des droits des manifestant·es et sur les limites de l’usage de la force publique.
Sur le plan juridique, les acteurs évoquent des questions autour de la durée de rétention, des conditions d’interpellation et des possibles voies de recours. Des démarches en vue de plaintes ou de suivis auprès d’associations de soutien aux victime·s de violences policières ont été mentionnées par plusieurs participant·es. Ces procédures chercheront à clarifier les responsabilités et à documenter les violations alléguées.
Résumé des éléments clés
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date et lieu | 14 juin 2025, Place de la République, Paris |
| Organisation | Extinction Rébellion, branche francilienne |
| Objectif | Habiller la statue d’un gilet « Free Gaza » en action non violente |
| Réponse policière | Nasse, charges, gaz lacrymogène, utilisation d’une nacelle |
| Conséquences | Arrestations, blessures signalées, procédures juridiques en préparation |
Photoreportage de Julien Gate
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Juriste spécialisé en droit côtier, Basile décrypte les lois locales et leurs impacts nationaux. Son approche ? « Le juridique n’est pas une jungle si on l’explique avec des cas concrets. » Il collabore avec des associations citoyennes depuis 2017.
