Pornichet Infos

Le bus de la CFDT s’est arrêté à Pornichet

Avec environ 30 000 emplois saisonniers tous les ans, la CFDT a fort à faire pour informer et sensibiliser les jeunes au respect du droit du travail. Un bus national sillonne la France dans ce but.

Coloré et entouré de militants, le bus national de la CFDT sillonne la France pour apporter aux saisonniers des réponses. Parti de Paris le 6 juillet, il terminera son tour le 31 août après s’être arrêté dans 39 villes dont deux dans notre département : Nantes le 16 août et Pornichet le 17 août. Ils veulent toucher les saisonniers, et plus particulièrement ceux de l’hôtellerie et de la restauration. Une sensibilisation qui a commencé en amont dès février, quand la CFDT a distribué aux IUT de Carquefou et d’Heinlex des plaquettes : « Saisonnier tes droits ne sont pas en vacances ». Les membres du syndicat sont aussi allés à la rencontre des jeunes dans les Points d’Information Jeunesse (PIJ) comme au Pouliguen le 24 mars dernier.
Une vingtaine de militants étaient présents, venant de tout le département, pour les deux jours ou seulement quelques heures. Leur mission : « recevoir les gens qui viennent. Nous avons aussi distribué des tracts sur le marché de Pornichet, à la braderie de La Baule et deux voitures ont été envoyées à Saint-Nazaire pour rencontrer les salariés de Babou et de Leclerc. C’est en faisant le tour des plages dans l’après-midi que nous allons toucher beaucoup de jeunes », commence Thierry Capitaine, responsable départemental des saisonniers. Ce sont surtout les jeunes qui ont leur premier job, et qui demandent des informations sur le travail au noir, le non-respect des heures supplémentaires, le contrat de travail…

Abus et réactions


Des abus, bien sûr il y en a, mais, Thierry Capitaine tient à le souligner, « ils ne sont pas majoritaires et seules quelques boîtes sont hors la loi ». en 2010 sur 732 jeunes, 16 % n’avaient pas de contrat de travail, 20 % ont fait des heures supplémentaires sans rémunération ni récupération et 18 % n’ont pas toujours eu de jours de repos hebdomadaires. 250 salariés ont demandé l’aide de la CFDT l’an dernier. Les abus les plus fréquents sont le non-respect des horaires, les heures supplémentaires non rémunérées, l’absence de contrat de travail… « Les jeunes ne se rendent pas compte de ce qu’implique le travail au noir car ce n’est souvent que pour quelques mois, mais ils ne cotisent pas pour la retraite, ne sont pas couverts en cas d’accident… », ajoute Thierry Capitaine.
Que faire donc quand on se retrouve dans ce genre de situation ? La CFDT invite les jeunes qui ont conscience de ne pas être dans la légalité de discuter avec leur patron. S’ils ne souhaitent pas entrer en conflit avec leur patron, les saisonniers peuvent aussi faire un courrier à l’inspection du travail sur ce qui se passe dans l’entreprise. « Ça va servir à monter un dossier, plusieurs courriers servant à confirmer les abus et permettant d’aller en justice. Cette démarche n’engage les jeunes à rien et va aider les futurs saisonniers de l’entreprise à avoir de meilleures conditions de travail », conclut Thierry Capitaine.

Prochain arrêt : Quiberon le 18 août

 

Auteur : AP | 17/08/2011 | 0 commentaire
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