Douane: Deux stratégies clés pour juger les voyageurs en un clin d’œil!

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À la douane, ces 2 stratégies suffisent aux agents pour se faire une opinion sur vous en quelques secondes

Le passage à la douane est souvent source d’anxiété pour beaucoup, et ce n’est pas sans raison. Les agents douaniers sont entraînés à détecter les comportements anormaux et voici leur méthode.

Bien que l’on nous enseigne souvent à ne pas juger sur la première impression, certaines professions, comme celle des douaniers, exigent de faire rapidement un diagnostic. Cela peut être source d’inquiétude pour les voyageurs qui traversent la frontière, surtout lorsqu’ils n’ont rien à se reprocher mais craignent malgré tout de se faire remarquer.

Que ce soit l’effet du film Midnight Express ou simplement l’anxiété générale que peuvent provoquer les aéroports, il est clair que lorsqu’il s’agit de franchir la douane, le stress est à son comble. C’est dans ces moments que l’on peut se demander si un simple signe de nervosité pourrait être interprété à tort par un agent. En réalité, l’évaluation des passagers peut être plus nuancée.

Observation des signaux physiques

L’arrivée à l’aéroport peut être une source de stress considérable pour de nombreuses personnes. S’assurer d’arriver à temps, de n’avoir rien oublié, de posséder tous les documents nécessaires, et d’avoir complété toutes les formalités peuvent transformer ce qui devrait être un moment agréable en une accumulation de stress. Et ce stress peut se manifester physiquement, ce qui peut attirer l’attention des douaniers. Depuis le début des années 2010, le profilage est devenu une pratique courante dans les aéroports pour identifier les comportements suspects. Un article du Figaro mentionne que la nervosité peut inciter les agents à approfondir l’examen des motivations d’un voyageur.

Les tremblements, la difficulté à parler, une transpiration excessive, un changement de couleur de peau, des tics nerveux ou une gestuelle inhabituelle sont autant de signaux qui peuvent être perçus par les agents. Par ailleurs, un signe moins évident, comme une carotide qui semble sur le point de « exploser », peut également éveiller des soupçons, selon un inspecteur des douanes de l’aéroport de Lima mentionné par Caretas et cité par Courrier International.

Réponses aux questions : un aspect crucial

Si certains comportements peuvent éveiller les soupçons des agents, ils ne suffisent pas à eux seuls pour confirmer une suspicion. Une étude de 2006, publiée dans la revue Personality and Social Psychology Review, avait examiné notre capacité à identifier le mensonge à travers des signaux physiques. Elle avait révélé que la précision pour différencier le vrai du faux était à peine meilleure que le hasard. Les contrôles aux frontières nécessitent donc plus qu’une simple observation des signes physiques.

Pour affiner leur jugement, les douaniers posent des questions. « Quand un comportement suspect est détecté, on approche la personne et, à travers quelques questions, on peut rapidement sentir si un contrôle approfondi est nécessaire ou pas », explique un agent à Réunion la 1ère. La manière dont les questions sont répondues, la cohérence du récit, et la capacité à rester fidèle à son histoire originale sont déterminantes. « Poser des questions dans un certain ordre pour recouper les informations et détecter les incohérences » est une technique utilisée pour confirmer ou dissiper les doutes, selon le directeur d’une activité aéroportuaire d’un grand groupe de sécurité cité par Le Figaro. Ainsi, malgré votre nervosité, si vous n’avez rien à cacher, vous ne devriez pas craindre de rester longtemps sous surveillance.

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